Marie au premier concile de l’Église en 325

Maria au premier concile de l’Église : le contexte de Nicée 325
Pour comprendre la place de Marie au premier concile de l’Église, il est nécessaire de situer l’événement de Nicée (325) dans le débat christologique du IVe siècle. Le premier concile de l’Église n’a pas traité directement de la mariologie, mais la défense de la pleine divinités du Fils a préparé le terrain pour la définition future de Marie comme *Theotokos* à Éphèse (431).Qu’est-ce que le subordinationisme ?
Cette hérésie consiste à attribuer au Fils une position inférieure à celle du Père et à considérer l’Esprit Saint comme inférieur tant au Père qu’au Fils. Lorsque la doctrine trinitaire n’était pas encore clarifiée et que les théologiens s’efforçaient de préserver la monarchie (principium unique) du Père, la tendance était d’interpréter le Fils et l’Esprit comme des agents subordonnés à un Père absolument transcendant.Ascétique rigoureux et prêcheur éloquent, Ário (260-336), qui était prêtre à Alexandrie depuis 313, s’est opposé à la théologie alexandrine par ses sermons, lettres, hymnes et écrits, comme dans *Thàleia* (= banquet), une forme de théologie rigidement subordonniste.Qu’est-ce que le modalisme ?
Le modalisme a accentué l’unité divine au point de nier la distinction personnelle entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Ils n’étaient pas trois personnes distinctes mais plutôt trois manifestations ou formes par lesquelles Dieu unique se révélait et agissait dans la création et la rédemption.Pour Ário, le Logos n’était pas véritablement Dieu : en fait, il était fondamentalement différent de lui, ni éternel ni omnipotent, créé dans le temps, imparfait et passible. Cependant, le Logos était toujours la première des créatures, bien supérieure aux hommes, et pouvait donc être qualifié de demi-Dieu (demiurges). Mais sa divinité était remise en question. En niant la divinité de Christ, Ário s’est évidemment écarté du christianisme.Le concile de Nicée : 20 mai – 25 juillet 325
Face à la propagation de cette hérésie dans le monde chrétien, l’empereur Constantin a convoqué un concile. Le premier concile de l’Empire s’est tenu à Nicée du 20 mai au 25 juillet 325. Constantin a mis son service postal à disposition des évêques de l’empire gratuitement. Le nombre exact de participants est incertain : une liste en mentionne 220 noms, mais il pourrait y avoir eu 318, faisant référence aux 318 serviteurs d’Abraham (Genèse 14:14). Eusèbe parle d’environ 250 évêques. La plupart venaient de la partie orientale de l’empire, tandis que seulement cinq évêques du Occident étaient présents. Le pape Sylvestre, trop âgé pour assister en personne, a été représenté par deux presbytres. De nombreux évêques portaient encore les cicatrices de la dernière persécution : “comme un messager de Dieu, resplendissant dans la splendeur de la pourpre et de l’or”, comme l’a décrit Eusèbe dans son *Histoire ecclésiastique*. L’empereur s’est avancé parmi eux avec gravité, prenant le temps de parler individuellement à chacun, en particulier aux évêques martyrs. Il a également prononcé un discours en latin.Ário a défendu sa théorie, et dix-sept évêques se sont ralliés à lui, dont Eusèbe de Nicomédie. Le jeune diacre Athanase, qui accompagnait son évêque, était également présent à Nicée. Après des débats longs et animés, la majorité a soutenu l’orthodoxie.Dans ce qui est connu sous le nom de *Profession de foi de Nicée*, la doctrine correcte a été énoncée : “Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre… Et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils de Dieu, engendré, unigénite, du Père, c’est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, Dieu vrai de Dieu vrai, engendré, non créé, de même nature (homoúsios) que le Père… ” Le symbole affirmait implicitement la maternité divine, qui est la base fondamentale de l’importance de Marie dans l’histoire du salut célébrée par l’Église.En plus du symbole, le concile a émis 20 canons de nature disciplinaire concernant le clergé et la liturgie. Le Credo de Nicée ne mentionne pas Marie, mais en définissant la divinité du Verbe, qui s’est incarné et est devenu homme, il affirmait implicitement sa maternité divine.Pour approfondir votre réflexion sur Marie dans le contexte des conciles de l’Église, consultez la *Encyclique Redemptoris Mater* de Jean-Paul II, qui éclaire le rôle de Marie à la lumière du Magistère ecclésiastique.Explorez également : – Mariologie – Théologie mariane – Apparitions mariennes – Pós-Graduação en MariologieEn résumé, la place de Marie au premier concile de l’Église apparaît implicitement mais décisivement : en affirmant la consubstancialité du Fils, le premier concile a garanti que la maternité de la Vierge serait reconnue comme une véritable maternité divine. Pour en savoir plus sur le *Symbolum Nicenum*, lisez le texte du Concile de Nicée via ce lien : Texte du Concile de Nicée.Master en Mariologie
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