L’histoire de la mémoire de la Présentation de la Vierge Marie

A história da memória da Apresentação da Virgem Maria

La fête ou mémoire de la Présentation de la Bien-aimée Vierge Marie au Temple, célébrée le //Apresenta%C%A%C%Ao-de-Maria-no-Templo.jpg?fit=%,”height”:2} –>C” alt=”Présentation de Marie au Temple – Anjo Azul” width=”” height=”,”height”:2} –>” />

Née en Orient, la fête de la Présentation de la Vierge Marie a une signification différente en Occident, avec des connotations variées sur chaque continent.

La fête en Orient

La fête de la Présentation de la Vierge Marie trouve ses origines dans la culture juive à Jérusalem. Le premier document connu fait référence à la dédicace d’une église construite par Justinien (,”height”:2} –>–), le ,”height”:2} –> novembre , près du temple où Marie aurait fréquenté. Selon certaines sources historiques, elle aurait vécu au temple pendant une certaine période entre sa consécration et sa remise à Joseph.

Après la dédicace, la fête semble avoir conservé un caractère local et limité, risquant d’être oubliée en raison de la destruction du même temple.

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Au cours des premiers siècles après J.-C., on trouve quelques homélies sur la présentation de Marie, mais elles se réfèrent davantage à sa naissance qu’à la fête elle-même. Le office de la fête actuellement récité a été définitivement sanctionné au IXe siècle, grâce aux actions de Georges de Nicomédie et d’un autre attribué à Basile le Sage, probablement du Xe siècle.

La fête en Occident

Sous le pontificat de Serge I (–), la fête de la Présentation de la Vierge Marie n’avait pas encore été introduite à Rome, et l’Occident retardait son acceptation. Pendant ce temps, au IXe siècle, la célébration avait lieu dans les monastères orientaux d’Italie. Ce n’est qu’en que la fête commença à être célébrée à la cour romaine d’Avignon. L’apôtre qui contribua au début de cette célébration fut Philippe de Mézières, et Grégoire XI permit la célébration de la fête avec une messe et un office. Sixtus IV, en ,”height”:2} –>, étendit la fête à l’Église catholique entière, introduisant un office spécial dans le bréviaire. Pie V, en , par le décret Quod a nobis, suspendit la fête. Sixtus V, en , par la bulle Intemeratae, reprit la fête dans le calendrier, prescrivant qu’elle soit célébrée avec l’office de la Nativité et une simple modification du titre.

Après la réforme liturgique du Concile Vatican II, la fête fut réduite à une simple mémoire, transférant l’office au Commun de la Bien-aimée Vierge Marie. Paul VI fait référence à la fête dans Marialis cultus, mais uniquement en parlant de l’Église occidentale.

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Données historiques de la fête

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Les Évangiles canoniques sont muets sur la vie de Marie avant l’Annonciation. Le silence n’est brisé que par les Évangiles apocryphes, notamment le Proto-Évangile de Jacques, qui raconte de manière singulière les événements de la conception de Marie, de sa naissance, de sa présentation au Temple pour accomplir un vœu fait par ses parents, de ses fiançailles avec Joseph, de l’Annonciation, de la Nativité jusqu’à l’arrivée des Rois mages.

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Le récit du Proto-Évangile de Jacques

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La Présentation de la Vierge Marie est racontée par le Proto-Évangile (, ,”height”:2} –>-,) ainsi :

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La jeune fille atteignit l’âge de trois ans, et Joachim dit : « Appelez les filles des Hébreux qui sont sans tache ; chacune d’elles prendra une lampe et les lampes devront rester allumées pour que la jeune fille ne revienne pas en arrière et que son cœur ne s’attache à rien en dehors du Temple de l’Éternel ». Et elles firent ainsi, jusqu’à ce qu’elles montent au Temple de l’Éternel. Le prêtre la prit et, après l’avoir bénie en la baisant, il dit : « L’Éternel a glorifié ton nom à travers toutes les générations. En toi, dans les derniers jours, l’Éternel fera voir la délivrance qu’il a préparée pour les enfants d’Israël ». Il fit asseoir la jeune fille sur le troisième gradin de l’autel, et l’Éternel la comblèrent de sa grâce, et elle dansa. Toute la maison d’Israël apprécia ce spectacle. Ses parents descendirent, remplis d’admiration, louant Dieu tout-puissant, car la jeune fille n’avait pas cherché à revenir en arrière. Marie demeura au Temple de l’Éternel, se nourrissant comme une colombe et recevant ses repas de la main d’un ange.

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Cet épisode gracieux a toujours été honoré dans l’Orient, comme nous le constatons par l’ampleur prise par la fête du ,”height”:2} –> novembre. L’Occident s’est exprimé plus tard, avec de nombreuses hésitations. Ces hésitations se sont accrues par la suite, après les dénis du protestantisme. Les premiers à remettre en question cet événement ont été les centuriateurs. Parmi les catholiques, cette négation est venue de Jacinto Serry (–), par un livre qu’il a publié. Le cardinal Lambertini, devenu Benoît XIV, affirme que Marie fut présentée au temple pour y recevoir une éducation appropriée. À propos de la valeur historique de l’épisode, les érudits G. Roschini et L. Peretto soutiennent que cette coutume était pratiquée par les Juifs, dans le but d’amener leurs fils et leurs filles au temple pour les consacrer au service de Dieu. Ils affirment également que cette tradition est le résultat d’un vœu de la mère, comme une promesse ou un acte d’offrande à Dieu, ce qui justifie la célébration de cette date le ,”height”:2} –> novembre. Cependant, ils considèrent que la demeure de Marie au temple, intégrée dans une institution semblable à un collège de vierges dédiées au service de Dieu et des prêtres, pourrait être légendaire, car si cet événement était réellement concret, il aurait été décrit par Flavius Josèphe lorsqu’il parle du temple sacré.

Quant à l’importance théologique-spirituelle de la fête, nous en traiterons dans le chapitre suivant !

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